Lilikitesurf, École de kitesurf en Camargue


Aurélie, Kiteuse depuis 14 ans

Diplômée et gérante de l’école Lilikitesurf au camping Les Bois Flottés, à Salin de Giraud.

Pourrais-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Aurélie, j’ai 38 ans, je suis une fan de Kitesurf et de parapente. J’habite à Salin de Giraud depuis sept ans.

Combien d’années de pratique ?

Environ 13 à 14 ans de pratique de Kitesurf, j’ai commencé par le Portkite et le Landkite : c’est une pratique qui se fait sur terre. Puis j’ai fait 2 ans de Snowkite car j’habitais à Clermont-Ferrand. Ensuite, je suis passée sur l’eau au Kitesurf en pratiquant sur île d’Oléron, à Beauduc et sur Hyères. Faisant toujours partie du club d’ Hyères, je continue à pratiquer dans le Var, surtout l’hiver.

Qu’est ce qui te plait le plus dans le Kitesurf ?

En pratiquant du Kitesurf, on ne s’ennuie jamais. Chaque condition est différente : il a des vagues, du soleil, des forces de vents, des copains. Chaque journée est vraiment originale, du coup, on s’amuse tout le temps ! Au niveau de l’esprit, on est sur un sport individualiste mais on a besoin d’un binôme pour décoller les ailes. On est solidaire en terme de sécurité.

Le kite est un sport individuel,
quelles sont tes relations avec la communauté kite en Camargue ?

On a un club qui tourne bien, c’est CKC (Le CamargueKitesurfClub) dans lequel j’ai des amis actifs. À Beauduc j’établie des liens avec les diverses communautés qui ne sont pas issues du kite comme les associations de la protection de Beauduc ou les cabanoniers. Au niveau du Kitesurf, je suis vice-présidente de la ligue Paca FFVL Fédération française de vol libre,à la commission disciplinaire. Je suis responsable formation pour toutes les activités Kitesurf sur la région Paca.

Quelles sont les qualités à avoir pour être une bonne kiteuse ?

Être disponible ! 😉
Avoir toujours le sourire.
Être en bonne condition physique, le Kitesurf ne suffit pas, pratiquer d’autres sports. Avoir un bon cuiver, avoir au moins trois ailes pour faire du kite en toutes conditions. Deux ou trois planches puisque les choses évoluent tous les deux ou trois ans, entre un Tunti, un Surf, un Foild, ou Tiki (grande planche de bois qui rappelle le surf) qui a bien fonctionné cette année .

Pratiques-tu d’autre sport ?

L’hiver, je fais du VTT pour me maintenir en forme et je pratique beaucoup de parapente, surtout aux Arcs, depuis 7 ans.

Tu as ouvert une école de Kitesurf.
Pour quelles raisons ?

J’étais gestionnaire au niveau des payes dans la grande distribution : je m’ennuyais un petit peu, je regardais les arbres bouger. J’avais envie de me reconvertir. J’ai passé un diplôme de Kitesurf sur Quiberon qui a duré 10 mois, cela a été un gros investissement. Entamer un énorme projet avec sa propre structure, c’est un beau challenge qui m’a demandé beaucoup d’investissement, surtout la première année. Maintenant ça glisse !

Pourquoi la Camargue ?

C’est lié au site de Beauduc, on a pied partout, on a du vent de nord-est à nord-ouest; Mistral et tramontane ouest, prise de mer à sud-ouest, sud-est à sud. On peut naviguer en toutes conditions. La Camargue en termes de vent et de condition, c’est très diversifié : il y a 250 jours de vent par an, cela permet un bon taux de fonctionnement pour l’école.
La Camargue, et plus particulièrement Beauduc, est un site où l’on acquiert de l’autonomie : de mon point de vue, c’est très important. C’est un site sécurisé, un spot où l’on décolle de la plage, on va naviguer puis on voit si l’on remonte au vent alors que la plupart des autres écoles en PACA sont en bateau et emmènent les stagiaires au large. Cela ne permet pas d’apprendre à décoller une aile, de la préparer et 80% des accidents se produisent au décollage des ailes. Donc le spot de Beauduc permet de bien se former à la pratique du Kitesurf.
De plus, au milieu des cours, quand ton point de départ est la plage, tu peux changer de matos si le vent tombe alors qu’en bateau on fait avec.
C’est aussi intéressant au niveau de l’apprentissage : si l’élève est fatigué, il pose sa voile, se désaltère et repart, il devient autonome. Grace à Beauduc, je dis toujours à mes élèves : « Vous faites ce que vous voulez ! ».

Et elle a quoi de plus que les autres ton école ? et quelles sont les formules ?

Beaucoup de sourire, beaucoup de motivation, j’essaye de faire en sorte que les stagiaires évoluent assez rapidement dans un cadre, je ne compte pas les heures. S’ils ont besoin, je suis toujours là !
J’essaye de les suivre au maximum, je le ressens dans mon taux de fidélisation. Je veux que mes kiteurs reviennent : que ce soit pour un stage de perfectionnement, pour de la location ou même pour dire bonjour, je souhaite que les gens soient contents.
Et quand la progression est en dents de scie, je ne veux pas qu’ils lâchent l’affaire et j’essaye de leur apporter la motivation nécessaire. Ce qui important aussi, sur un groupe de 3/4 personnes par exemple, c’est qu’il y ait une énergie de groupe, qu’ils arrivent à fonctionner ensemble et à se regarder les uns et les autres. Plus un peu de théorie et de recul sur l’activité et les heures de pratique sur l’eau. L’important est de rester en qualité, quitte à refuser du monde.

Ton spot de prédilection ?

Évidement Beauduc et ses différentes orientations de vents et son accessibilité tous niveaux. Beauduc, c’est magique ! Des vagues, un plan d’eau plat : c’est diversifié et la nature est vraiment jolie !

Les conditions sur Beaduc permettent-elles de quitter toute l’année ?

Oui, mis à part en janvier et février où le mistral est très froid. À ce moment-là, je migre sur les spots d’ Hyères, à la presqu’île de Giens.

 

 

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